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Il n’est pas inutile de rappeler certains faits pour illustrer les inégalités d’accès et de contrôle des ressources de base mais surtout celles qui limitent l’accès à des services sociaux de base au Mali.  Après l’euphorie qui a suivi l’invention des documents de stratégie de lutte contre la pauvreté dans lesquels les taux de croissance, basés sur des options très volontaristes, les observateurs ont vite réalisé que lutte contre la pauvreté n’était pas synonyme de croissance inclusive. On a commencé à changer le discours et les argumentaires.  L’évolution sémantique au Mali sera vite perceptible quand le document cadre changera de nom de Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) au cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP). La croissance mais aussi la réduction de la pauvreté !  Plus faciles à mesurer que la lutte contre la pauvreté ! En fait, l’argumentaire était désormais que la croissance devait être pro-pauvre.  Le constat était que pour le moment elle ne l’était pas.  Au cours du premier trimestre 2015, le Mali et ses partenaires valideront un nouveau cadre de référence pour la conception, la mise en œuvre et le suivi des différentes politiques et stratégies de développement tant au niveau national que sectoriel. Cet instrument s’appellera Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD). Ajouter le concept de développement durable, on l’espère tout au moins, ce n’est pas seulement faire « tendance ».  En effet, le document précise son objectif principal comme celui de rendre possible la perspective de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.  Il propose de se fonder sur les potentialités et les capacités de résilience afin de promouvoir un développement inclusif en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali apaisé et uni.  Les paragraphes qui suivront décriront et caractériseront certaines des manifestations des inégalités existantes au Mali.

 

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La crise dite du Nord Mali n'est pas nouvelle. Elle s'inscrit dans une temporalité longue, avec une périodicité cyclique, des enjeux et des acteurs qui se renouvellent et se complexifient.  Le discours de fond pour légitimer les rébellions successives évolue en fonction de la géopolitique globale et des besoins de positionnement stratégique.  En face, les propositions de solution ont oscillé régulièrement entre l'option militaire et une diplomatie des "mallettes d'argent", avec les niveaux d'efficacité que l'on sait.  A chaque fois un accord a été signé et célébré avec l'espoir que cette fois-ci sera la bonne. A chaque fois, les espoirs ont été déçus. Or, l'enjeu majeur aujourd'hui est que la guerre a changé de dimension. La crise au Mali est devenue la crise au Sahel et au Sahara. La guerre du Mali est même devenue, un temps au moins, la guerre de la France (et peut-être celui des Nations Unies).  La crise malienne s’est régionalisée et même mondialisée.