Les contraintes à l’accès des jeunes ruraux aux services financiers

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Le faible accès des jeunes ruraux à des services financiers adaptés s’explique par un certain nombre de contraintes, dont :

Les limites des modèles de distribution : il s’agit notamment de l’éloignement physique des points de service et de la faible disponibilité des services. Le développement de produits adaptés signifie la prise en compte de ce besoin dans la conception du produit. Les développements récents des nouvelles technologies de l’information et de la communication peuvent contribuer largement à la réduction des coûts liés aux diverses méthodes de distribution.

L’insuffisance de communication autour des produits et services financiers pour les jeunes : la communication des SFD est particulièrement orientée vers les produits de crédits pour des salariés. Ce déséquilibre dans la communication ne permet pas de valoriser les produits financiers spécifiques pour les jeunes. La facilitation de l’accès des jeunes aux produits et services financiers va exiger de la part des SFD, une révision des paradigmes et un renforcement des capacités organisationnelles en ce qui concerne notamment leur marketing.

La faible capacité des clients : en effet la capacité des clients à comprendre les caractéristiques des produits, les conditions de retrait, les frais et autres éléments connexes dépend à la fois du niveau de transparence du prestataire de services financiers et des connaissances / aptitudes financières des clients. Une communication de masse autour des services financiers n’est pas suffisante sans une adhésion volontaire des SFD aux principes de la transparence financière. Mais, même dans ces conditions, il y a encore un besoin de combiner les services financiers avec de l’éducation financière. Il s’agit à la fois de renforcer les conditions pour des choix informés mais aussi de contribuer à renforcer la confiance des clients dans les institutions.

La faible capacité des prestataires financiers à servir les segments ruraux : la capacité des SFD à mobiliser et gérer les produits financiers pour les jeunes ruraux, à identifier et mitiger les risques tout en respectant les normes prudentielles demeure fragile. Au-delà de ce défi de capacité, il faut aussi souligner l’insuffisance des espaces d’échange entre les SFD et ceux qui accompagnent avec des services non financiers. La pauvreté est multidimensionnelle et pour que les solutions proposées pour les segments ruraux, elles doivent prendre en compte les autres besoins de ces segments en matière de développement et de lutte contre la pauvreté.